FRENTE_AMPLIO1Déclaration du Front ample pour la Paix, la Démocratie et la Justice sociale

Dans l’accomplissement de notre rôle en tant qu’observateurs du cessez-le-feu unilatéral décrété par les FARC-EP et en tant que sujets actifs pour mettre fin au conflit armé, nous communiquons à l’opinion publique les points suivants.

1. Le Front ample pour la Paix a constaté une augmentation des menaces contre les secteurs et les leaders sociaux qui militent pour la paix et les droits humains, ce qui manifeste clairement la tentative de créer une atmosphère de terreur et de passivité du mouvement pour une paix définitive en Colombie.

2. Ces menaces se sont matérialisées, entre autres, avec l’assassinat dans la ville de Bogota du camarade défenseur des droits humains Carlos Alberto Pedraza, membre du Congrès des Peuples et de MOVICE. Aujourd’hui, une victime de plus de l’intolérance qui, par la façon dont il a été assassiné, corrobore l’existence de plans systématiques pour attaquer les travailleurs de la paix ; dans ce sens, les déclarations des autorités gouvernementales dirigées par Juan Manuel Santos, qui prétendent ignorer l’existence de groupes paramilitaires et autres groupes criminels, manquent de rigueur. De plus, la répétition de telles attaques contre le mouvement pour la paix en Colombie compromet le gouvernement en raison du manque d’action décisive de sa part contre ces groupes agissant en dehors et depuis l’intérieur de l’Etat.

3. Nous exprimons notre rejet catégorique à la continuation de l’offensive militaire des forces de sécurité contre les structures des FARC-EP qui ont pleinement mis en œuvre leur décision de cessez-le-feu unilatéral. À cet égard, nous demandons au Président de prendre les mesures nécessaires pour que les forces de sécurité répondent de manière appropriée à la situation de cessez-le-feu unilatéral des FARC-EP afin d’éviter une rétractation définitive de cette décision, qui a produit de nombreux avantages pour les communautés. Nous appelons les pays garants de la paix, la communauté internationale et d’autres secteurs de la société colombienne, y compris les partis politiques et les églises, de demander au gouvernement national une attitude conséquente avec le cessez-le-feu unilatéral pour qu’il tienne pleinement compte des conséquences humanitaires d’une reprise des combats.

4. La situation actuelle de tension, qui menace avec la reprise des hostilités, démontre une fois de plus la nécessité que les parties conviennent d’un cessez-le feu bilatéral dès que possible, de sorte à maintenir un meilleur environnement pour l’accord de paix. Nous faisons un appel humanitaire dans ce sens.

5. Nous soulignons également que nous avons reçu des informations de deux organisations, dans lesquelles elles expriment leur inquiétude à propos de la poursuite des bombardements et le débarquement de troupes qui mettent en danger les communautés dans au moins deux départements (Choco et Meta).

6. Nous appelons, dans toutes les régions, les organisations sociales et politiques membres du Front ample pour la Paix et les communautés en général à former ensemble un réseau d’au moins 1’000’000 D’OBSERVATEURS DU CESSEZ-LE-FEU UNILATÉRAL EN COLOMBIE et de Promoteurs de la paix et de la négociation du conflit armé.

Traduction EM