ALBA SUIZA met en garde contre une nouvelle édition du „Plan Condor“ contre les gouvernements de la gauches et progressifs. L‘attaque conservatrice, néolibérale et impériale actuelle des Etats Unis, des multinationales et de l‘oligarchie latinoaméricaine veut reconquérir le pouvoir perdu. Pendant les deux décennies passées, des mouvements sociaux et politiques ont élu et réélu des gouvernements qui ont installé et réalisé une plateforme alternative au néolibéralisme en amérique latine, ainsi les gouvernements d‘ALBA-TCP comme Vénézuéla, la Bolivie, Cuba, Equateur et Nicaragua ou les gouvernements de la gauche d‘ El Salvador, de l‘Argentine, du Brésil et d‘Uruguay. Tous ces gouvernements ont réalisé des acquis importants dans le domaine d‘une économie plus juste, de la démocratie partitive, de la santé publique, de la formation et de l‘égalité.

 

Le gouvernement progressif du Honduras a été balayé par un putsch en 2009 et est sorti de l‘alliance ALBA. Depuis, la pauvreté s‘est accentuée et la population souffre sous une répression permanente. Paraguay vit une situation semblable depuis le „putsch parlementaire“ en 2012 contre son président élu Fernando Lugo. Tous les gouvernements de la gauche vivent ces aggressions permanentes contre les processus émancipateurs et ils sont tous en danger. Les présidents ainsi que beaucoup d‘organisations politiques et sociales condamnent l‘existence d‘une „nouvelle édition modernisée du Plan Condor“ en amérique latine. Dans les années 70 et 80, le „Plan Condor“ a arrêté les processus de démocratisation au moyen de sang et de cartouches et installé des dictatures en amérique du sud. A l‘heure actuelle, ce sont encore les groupes financiers internationaux, les multinationales et l‘empire des Etats Unis qui mènent cette nouvelle offensive néolibérale et antidémocratique. Il s‘agit du démantèlement des instances d‘intégration mises sur pied (Mercosur, CELAC e.a.) qui agissent indépendamment des intérêts et pouvoirs néocoloniaux. Il s‘agit de la privatisation de l‘eau et du pétrole, de l‘acces au ressources naturelles et de leur exploitation durant les prochaines décennies. C‘est pourquoi les gouvernements de la gauche – qui défendent la souveraineté de leurs pays – doivent être éliminés. Un exemple: Pendant l‘impeachment (accusation et destitution) contre la présidente élue Dilma Rousseff au Brésil, Nestlé et Coca Cola ont déjà eu des entretiens avec le président intérimaire Michel Temer. Il s‘agit de la privatisation de l‘énorme réserve d‘eau „Guaraní-Aquifer“. Cette ressource naturelle inestimable se trouve dans la région frontalière entre le Brésil, Paraguay, l‘Argentine et Uruguay et mesure plus de 1.2 millions de km2, 70% se trouvent sur territoire brésilien.

 

Les Etats Unis et les multinationales utilisent plusieurs mécanismes de destabilisation ou d‘instruments putsch „modernes“ contre des gouvernements gênants: la guerre économique (comme au Chili avant le putsch militaire), les prix bas des matières premières (pétrole), les campagnes de desinformation et la manipulation de l‘opinion publique, la destabilisation des instances gouvernementales, les campagnes de peur et les interventions directes de putsch, soit militaire (Honduras 2009), soit parlementaires (Paraguay 2012, Brésil 2016). En Salvador, les „maras“ (des gangs liés à la mafia de drogues et prêts à la violence) sont encore et toujours instumentés politiquement et engagés pour des campagnes de peur contre le gouvernement de la gauche. On essaye également, au moyen de résolutions de la chambre de la constitution, de boycotter la politique du gouvernement, d‘empêcher des aides financières et ainsi, de destabiliser le pays et de frêner les succès démocratiques, sociaux et productifs.

 

Actuellement, après le putsch-impeachment au Brésil, les forces réactionnaires se tournent de nouveau vers le nord, vers Vénézuéla. Un pays, qui sous la direction de Hugo Chávez, était le moteur puissant de l‘intégration régionale, de la fondation de MERCOSUR, Pétrocaribe, UNASUR, ALBA et CELAC. Hugo Chávez et ALBA brisaient l‘hégémonie néocoloniale du nord en amérique latine. Vénézuéla possède et l‘une des plus grandes réserves de pétrole du monde et d‘autres ressources minérales. Vénézuéla est encore un acteur géopolitique et donc une cible d‘aggression.

 

Le 6 décembre 2015, les gens de la droite ont gagné les élections parlementaires au Vénézuéla avec leur parti „MUD“, avec le slogan „Cambio – Wechsel“ et avec la promesse que la situation de l‘approvisionnement allait s‘améliorer immédiatement. Neuf mois se sont écoulés depuis et le „MUD“ n‘a entrepris aucune initiative pour améliorer la situation économique alors qu‘il aurait pu le faire. Au contraire, il prolonge la guerre économique activement. Au parlement, la droite a fait passer une loi qui intègre tous les appartements sociaux protégés de la „ Gran Misión Vivienda“ (plus d‘un million) dans le „marché libre“, et les livre donc à la spéculation immobilière. Le président a mis son véto. Le président Nicolás Maduro a également appliqué son véto contre la loi de l‘amnistie qui acquitterait tous les actes criminels passés depuis l‘essai de putsch en 2002 ainsi que les actes criminels futurs (!). Ce sont ces gens de la droite et de l‘extrême droite qui appellent aujourd‘hui, le 1er septembre 2016, à prendre Carácas par une manifestation „paisible et légitime“, comme ils disent. C‘est encore une tentative de renverser le gouvernement, ainsi qu‘ils l‘ont déjà essayé en 2013 et en 2014 dans la rue. C‘est le même scénario: Créer un panorama de morts et de chaos et ensuite accuser le gouvernement de violation des droits de l‘homme et tout ceci avec un grand soutien des médias à niveau national et surtout international. De cette façon, il est possible de créer une „crise humanitaire“ et la plateforme pour une éventuelle „intervention humanitaire“ du côté des Etats Unis et/ou de leurs alliés.

 

Mais le gouvernement chaviste, l‘armée bolivarienne et le peuple organisé sont en veille. Ils vont faire de leur mieux pour défendre la paix, la souveraineté et l‘ordre de la constitution. Le „World Peace Council“ a lancé un appel international à une campagne de solidarité avec la révolution bolivarienne, le président élu Nicolás Maduro et la population du 29 août au 4 septembre. ALBA SUIZA se joint à cette campagne et nous appelons tous les gens solidaires à être vigilants et à renforcer la solidarité avec la révolution bolivarienne. Ceci en défendant leur souveraineté, leur démocratie partitive et les grands succès sociaux de la révolution.

 

                                                    

  www.albasuiza.ch                             albasuiza@gmail.com                          En Suisse, le 30 août 2016