Nous, les associations et groupes de la solidarité internationale en Suisse et dans le monde,
sommes préoccupés par la situation actuelle dans la République Bolivarienne du Venezuela.
Le gouvernement légitime du président Nicolás Maduro Moros est victime d’une opposition
violente financée par les élites économiques internationales lesquelles tentent, par tous les
moyens, de s’approprier les nombreuses ressources naturelles et énergétiques du pays.
Des secteurs politiques et économiques déterminés de la communauté internationale
préparent le renversement du président Nicolás Maduro Moros. Leur objectif ultime est de
mettre fin à la révolution bolivarienne, symbole de la lutte sociale, de la défense des droits
de l’homme et de l’espoir pour une alternative au système capitaliste, système qui produit
de la pauvreté et détruit notre planète.
Basée sur les piliers fondamentaux de sa politique extérieure, la Suisse joue un rôle
important au niveau de la diplomatie internationale. Son engagement en tant que
médiatrice et/ou garante dans les négociations de paix dans des pays différents lui ont valu
la reconnaissance et le respect de la communauté internationale.
Dans le cas du Venezuela, pourtant, le Conseil fédéral a adopté une position différente : En
septembre 2016 et en mars et juin 2017, lors des sessions du Conseil des droits de l’homme
des Nations unies à Genève, la Suisse a appuyé des déclarations demandant au
gouvernement du Venezuela le rétablissement de la séparation des pouvoirs, des élections
générales, le respect des droits de l’homme et la libération des prisonniers politiques.
Le soutien de ces revendications par la Suisse est en contradiction avec la neutralité
traditionnelle de la Suisse et le principe de non-interférence dans les affaires internes d’un
autre pays. Plus encore, il fait étalage d’une concordance inquiétante du Conseil fédéral avec
la campagne de diffamation orchestrée par les médias internationaux contre le
gouvernement du président Maduro.
Avec la diffusion permanente d’informations partiales et biaisées, ils créent l’impression
selon laquelle le gouvernement vénézuélien se comporterait de manière dictatoriale et
répressive et que la population souffrirait d’une pénurie de produits alimentaires.
Les médias taisent la violence systématique émanant de la part de représentants de
l’opposition lors de manifestations ainsi que les actes de sabotage. Le 20 mai 2017, par
exemple, un homme fut brûlé et décéda quelques jours après. Les 22 mai et 6 juillet 2017
respectivement, des dépôts de médicaments furent incendiés et 60 tonnes de produits
alimentaires furent brulées dans un dépôt du gouvernement.
La campagne de désinformation est violente. Les faits sont pourtant clairs : La République
Bolivarienne du Venezuela dispose d’un gouvernement élu démocratiquement dont les
progrès remarquables dans la lutte contre la pauvreté et pour l’amélioration de l’accès à la
santé et à l’éducation – surtout des catégories les plus discriminées de la population – sont
reconnus par des organisations internationales comme l’ONU, UNESCO et CEPAL.
Nous demandons à l’Assemblée fédérale et au Conseil fédéral d’appuyer le rétablissement
de la paix et de la stabilité au Venezuela par la voie de la négociation et de ne pas participer
à une campagne qui discrédite un gouvernement mis sous pression par l’opposition et ses
alliés à l’étranger.

Berne, 26 juillet 2017

www.albasuiza.ch

Organisations de soutien (19 juillet 2017):
Arbeitsgruppe Lateinamerika Basel (ALBA)
Asociación ON Y VA – Ginebra
AipazComun – Ginebra
AsoLatino – Bern
Consejo Pro-Bolivia en Europa
Comité Bolivariano en Suiza
Comisión de Apoyo a los Pueblos Originarios de Chile
Defensoria Internacional por el Derecho de los Pueblos (DIDEPU)
Red Latinoamericana de Zúrich
Mouvement Suisse de la Paix SFB
Associations Suisse-Cuba, coordination nationale