Communiqué du Réseau Européen de Solidarité avec la Révolution Bolivarienne 

Hier, tous les masques sont tombés définitivement et l’Empire étasunien, par la bouche de son vice-président Mike Pence, incite ouvertement à faire un coup d’Etat au Venezuela. Ils veulent donner la légitimité à Juan Guaidó, qui n’a pas été élu par le peuple, en tant que président intérimaire. Tout cela accompagné, encore une fois, par des scènes de violence organisées par des groupes fascistes soutenus par les Etats-Unis, d’appels aux militaires pour qu’ils brisent le fil constitutionnel et d’appels des laquais du Groupe de Lima en tournée dans les pays pour parler du Venezuela alors que ce qu’ils cherchent, c’est à cacher leurs propres réalités. Et tout cela gonflé par l’appareil médiatique des grandes corporations.

Nous ne pouvons pas regarder ailleurs et les Guarimbas de 2014 et de 2017 nous reviennent en mémoire : des Guarimbas lors desquelles le plus touché a été le peuple vénézuélien (morts, blessés, barrages de routes, incendie d’installations publiques, d’universités, de garderies, de moyens de transport, de lieux culturels, blocage de l’approvisionnement en aliments, en médicaments, en argent liquide dans les banques, blocage des services publics, etc…) Et en voyant, à nouveau, comment ils cherchent à amener le Venezuela à une autre situation de tension et d’affrontement sans tenir compte du peuple, de la démocratie ou de la liberté parce que, en fait, les intérêts en jeu sont autres… nous ne pouvons pas nous taire.

C’est pourquoi nous, le Réseau Européen de Solidarité avec la Révolution Bolivarienne, voulons dénoncer à nouveau les manœuvres des Etats-Unis et leurs appels à faire un coup d’Etat au Venezuela, l’insistance de l’Union Européenne à parler « d’élections libres » alors que le peuple vénézuélien a exprimé, le 20 mai dernier, sa volonté dans les urnes en élisant Nicolás Maduro président légitime et constitutionnel. Nous, les plus de 80 organisations qui formons le Réseau, exigeons que tout « groupe de contact » qui pourrait se créer en Union Européenne ne soit destiné qu’à accompagner le peuple vénézuélien dans un processus de dialogue et de paix en respectant les actions et les mesures dont ils ont le droit de décider dans leur cadre légal. C’est pourquoi nous rejetons l’ingérence impérialiste, nous exigeons le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien et nous sortons aujourd’hui, 23 janvier, pour défendre le Venezuela Bolivarien. 

Réseau Européen de Solidarité avec la Révolution Bolivarienne

Bruxelles, 23 janvier 2019